À quoi sert-il d’expirer en fin d’enchaînement ?

Pourquoi expirer quand vous finissez un mouvement ? En fin d’enchaînement, on clôt souvent la séquence par une expiration et un geste de fermeture des bras, comme par exemple dans les enchaînements suivants.

L’indication est de finir « complètement » le mouvement, d’aller jusqu’au bout de l’expiration avec le retour des bras le long du corps, alors même qu’on a l’impression d’avoir « fait le plus gros » de l’enchaînement. Souvent, sans même y penser, on bâcle la fin, on ne sait plus quoi faire de ses bras, on ne sait plus où on en est des respirations, etc.

Pas de panique ! Quelques explications vous aideront à comprendre pourquoi c’est important et comment le mettre en place.

1. Entrer et sortir d’une posture

Une posture ne se prend pas n’importe comment : il y a un chemin d’entrée et de sortie, en lien avec la respiration. Si on lève les bras à l’IN au début d’un enchaînement, on descend les bras à l’EX à la fin du même enchaînement : le retour des bras le long du corps correspond au chemin inverse de la levée des bras à l’IN. Si le mouvement commence avec une IN, il s’achève avec une EX. S’il commence par une EX, il s’achève par une IN.


2. Revenir à une position neutre de la colonne

La dernière phase d’un enchaînement à l’expiration joue un rôle compensatoire après une posture plus intense (pour la colonne) : son rôle est de faire baisser l’intensité de la posture précédente, de ramener le corps à l’équilibre et la colonne à la « neutralité ». Ainsi dans l’enchaînement qui alterne une chaise utkatāsana et une flexion avant uttanāsana, la dernière expiration permet un retour à la posture debout samasthiti, posture dite de l’égalité (sama = égal et sthiti = maintien, position).


3. Baisser le rythme cardiaque

Terminer son enchaînement par l’expiration, surtout si on l’allonge, permet de faire baisser le rythme cardiaque, par l’action naturelle de détente de l’expiration.


4. Favoriser l’oxygénation

Terminer son enchaînement par l’expiration permet aussi, si le souffle a tendance à se raccourcir (par exemple, dans le cas d’une posture un peu plus intense), de l’allonger et de revenir à un souffle calme.

Dans tous les cas, aller jusqu’au bout de son enchaînement permet que le mouvement soit « complet » et en harmonie avec le souffle.